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de Mickaël Matthey du club de Mont-sur-Rolle |
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Masculin Lutte suisse Mickaël Matthey est sur la bonne voie
Photographe : Michel Perret Mickaël Matthey: une valeur sûre de la lutte suisse.
Le jeune Nyonnais de 15 ans sait très bien ce qu’il veut. Et il met tous les atouts de son côté pour réussir.
L’année 2006 sera un peu celle des découvertes durant laquelle je devrai me resituer, explique Mickaël Matthey. Je vais prendre part à ma première saison chez les adultes. Cela signifie que je pourrai me retrouver en face d’un adversaire de 35 ans et pesant plus de 100 kg. Je devrais donc faire attention à ne pas me blesser. En lutte suisse, les genoux, le dos, les épaules et les chevilles sont les endroits du corps qui sont le plus souvent touchés. Avec une dizaine d’heures d’entraînement par semaine, dont deux de fitness, le jeune homme ne ménage pas ses efforts. Sans doute le prix à payer pour atteindre le quintal, un poids presque «obligatoire» pour pouvoir donner le change aux ténors du pays. J’aimerai peser un jour 100 kg. Mais ce ne sera que du muscle, précise le Nyonnais qui fait partie des cinq meilleurs lutteurs suisses dans sa catégorie d’âge. Mon objectif ultime est de pouvoir participer un jour à la Fête fédérale de lutte suisse. Je me vois pratiquer ce sport tant que mon corps le supporte. C’est une discipline très exigeante tant au niveau physique que mental. Un mouton et une vingtaine de cloches comme prix
Si le mérite sportif nyonnais masculin 2005 – un prix qui m’encourage à continuer dans cette voie – parcourt chaque année près de 30 000 km pour aller lutter tous les week-ends aux quatre coins de la Suisse, c’est avant tout par passion: j’aime l’ambiance qui est très fair-play. A la fin du combat, on se serre la main et le vainqueur essuie la sciure sur le perdant. Il m’est déjà arrivé de combattre en T-shirt alors qu’il faisait zéro degré! Mon meilleur souvenir fut ma victoire à la Vue-des-Alpes en 2005. Les prix peuvent être parfois sympas. Je dois avoir une vingtaine de cloches à la maison. Une fois, j’ai même gagné un mouton! Comme je ne voulais pas le garder, je l’ai tout de suite vendu pour 300 francs. Thomas Truong |
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